Exposition Miloud Labied et Zine El Abidine El Amine à la Galerie Nadar

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Vernissage le jeudi 20 mars à partir de 19h00

Zine El Abidine El Amine

  Peu importe le support (toile ou bois), la forme (rectangle ou cercle), le medium (pigment ou cendre) ; les œuvres purement minimalistes et plutôt ethniques de Zine El Abidine El Amine, s’imposent par une verticalité graphique incontestable.
Ces traits répétitifs, ces figures hiératiques suggèrent des foules en masses compactes, des processions défilant vers l’inconnu, des ombres mystérieuses s’élevant vers le sommet du questionnement, du savoir pur, du néant ou de l’unicité si bien traduite par la symbolique de la pyramide.
Ces personnages errant dans l’espace et dans le temps, à travers le concret et l’abstrait, entre l’humain et le spirituel, s’assimilent tant à leur géniteur, Zine El Abidine El Amine, « artiste chercheur et voyageur », comme il aime à se définir lui-même.
R. Boujibar
Casablanca, le 28 février 2014

  Ainsi s’exprime Zine…
Une matière qui se pense et devient mentale, un objet mentalisé qui retrouve dans l’œil sa réalité. Ses œuvres séduisent le regard qui s’invite à la contemplation sans grille de lecture… cet acte créateur à la fois, emblème et présence, se comporte davantage comme un corps que comme un signe.
Ida Alaoui
Le 5 mars 2014

  Une peinture avant tout respectueuse du regard de l’autre. Une peinture claire, où ressortent fortement les ombres et cauchemars des peines qui façonnent l’inconscient de l’artiste. Une peinture où le noir et blanc de la métaphysique commence à accepter B| les couleurs violentes de l’éthique. Une peinture en perpétuelle recherche, suivant son rythme propre, marqué par les phases de réflexion de l’homme et les brusques illuminations de l’artiste.
Jean Pailler
Le 26 février 2014

  La peinture de Zine El Abidine se distingue par son audace créatrice et invite à une méditation profonde et intelligente. Ses supports ne sont pas toujours conventionnels, ses signes sont plus proches du pictural que du plastique et ses rapports aux couleurs tendent davantage vers l’austérité que vers l’exubérance. Zine el Abidine est un artiste qui fait cas à part parce qu’il ouvre des  voies toujours nouvelles et toujours originales.
Ahmed Benhima
Le 28 février 2014

Galerie Nadar
5, Rue Al Manaziz, Maârif, Casablanca – Maroc
05 22 23 69 00 – galerienadar@gmail.com

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Abdellah El Haitout, un dompteur sauvage

L’expérience d’un « homme libre », entre « ambiguïté et clarté »

El Haitout

Par Abdelillah KRIM 

 « Et il ne faut pas croire que le contenu éthique ou politique des œuvres d’art peut être considéré comme un ajout accessoire, greffé de l’extérieur, en vertu d’un mot d’ordre ou d’un code moral. Il doit bien au contraire, surgir de l’émotion esthétique produite par l’art lui-même, du jeu de ses propres ressources formelles »[1].

Antoni Tapiès

Depuis les nombreuses crises de peinture de l’art occidental, comme celles de Van Gogh, de Picasso ou de Marcel Duchamp, dont l’entreprise mutine inspira à Yves Michaud le qualificatif gazeux « d’évaporation artistique », dans son essai l’Art à l’état gazeux, la création est devenue sujette à de nouvelles considérations, aussi osées les unes que les autres. Les ready-made de Duchamp sont à l’origine d’un élan artistique nouveau qui fit que tout, en passant par le sas de l’artiste, être flottant dans un quotidien à la fois banal et significatif, à condition que l’on veuille y déceler une quelconque signification, devienne, potentiellement, œuvre d’art.

L’art est partout

Si l’héritage de ce maitre de la « vulgarisation artistique » est unique, les formes que prit son legs dans les travaux ultérieurs de ses « disciples » est d’une richesse ahurissante. La variété morphique et sa transfiguration trouvent une répercussion considérable et inouïe chez plusieurs artistes marocains, dont l’une des plus sonores apparait dans l’œuvre diversiforme et plurivoque de l’artiste peintre marocain Abdellah El Haitout. A l’image du panthéisme d’un Spinoza Baruch, la démarche de cet artiste peut être baptisée : « pan-art », si l’on se hasarde à lui trouver étiquette.  Pour l’artiste marocain, l’art est le synonyme d’une ouverture sur le monde, source intarissable d’inspiration. L’art se dissimule dans les encoignures poussiéreuses du flux quotidien, se travestissant dans des habits de banalité, loin des lumières aveuglantes de la recherche acharnée d’inspiration. Seule une gnosie suffisamment sensible peut déceler derrière ce déguisement, le matériau brut, et parfois fini, d’une œuvre d’art.

Le travail d’Abdellah El Haitout peut être littéralement qualifié de cuisine. Loin d’être une simple catachrèse, cette image est un abrégé de toute l’intervention enrichissante et unique de cette nouvelle figure de la scène artistique marocaine. Parler de cuisine dans le cas d’El Haitout, c’est résumer toute l’audace dans laquelle il souhaite couler son travail, de cette démarche nouvelle, dont il se revendique, celle d’un artiste qui, à l’instar de Picasso, ne semble point chercher son art, mais adhère pleinement à la déclaration de celui-ci : « On me prend d’habitude pour un chercheur. Je ne cherche pas, je trouve. »[2]

L’exploitation de la création en fait un haut lieu de la recherche du mariage du plus simple du quotidien avec les plus hautes valeurs de l’art. El Haitout est toujours à la recherche de coalescences inédites entre matière et représentations graphiques, car pour lui l’art n’est rien qu’une création finie, que l’on retrouve soi-même, dans soi-même. L’art à exécrer n’est pas l’art qui représente la facilité, mais l’art facile lui-même. Toute entreprise créative, pour El Haitout, est une mise à l’épreuve du créateur lui-même, un face à face avec les limites de l’art et les capacités plastiques de l’artiste lui-même. Chaque œuvre est une occasion pour lui de se renouveler, une nouvelle aube à ses yeux, un printemps fleuri, fait de pigments, de matière et de graphe.

La cuisine, marocaine surtout, est une préparation semblable à la démarche de l’artiste, comme il l’affirme lui-même, car étant toujours à l’affût de goûts nouveaux et de mélanges hardis. Le travail pictural d’El Haitout reprend les mêmes mixtures intrépides, en alliant tons chauds et froids, dans un bal chromatique neuf.

A l’Olympe des oxymores

A l’image d’un Rimbaud, le travail d’El Haitout se présente sous les auspices d’une recherche approfondie des oxymores plastiques les plus excentriques, mais aussi, les plus représentatifs de la personnalité de l’artiste. L’œuvre d’art n’est rien d’autre qu’un miroir déformateur de la psyché de l’artiste, de son univers mental, de ses aspirations, ses craintes et de ses nostalgies futures mêmes, si l’on souffre un oxymore.

Le choix de l’expressionnisme abstrait est pleinement assumé par l’artiste qui voit en son art une sorte de mariage de motifs semi-figuratifs et d’abstractions délibérées. C’est parce que l’art est le reflet de ce qu’il y a de plus profond en l’homme, c’est-à-dire de la pensée, que l’œuvre créée, tout en donnant lieu à la réflexion, devient le motif principal d’un dialogue entre âme et esprit, entre pathos et cogito. C’est pourquoi, à abstrait, il faudra ajouter, diction expressive. L’expression artistique chez El Haitout, doit être élocution, une sorte de bradyphémie plastique, qui permet, avec un recul certain, de s’imprégner définitivement de l’œuvre d’art. L’abstrait peut aussi convier à des voyages oniriques, s’il assume aussi sa facette expressionniste, éloge chromatique et iconique.

Pour El Haitout, « le débat qui doit avoir lieu aujourd’hui, est celui de la possibilité du mariage de trois instances : le technique, le théorique et l’émotionnel. » Car un peintre, tout comme un écrivain, qui ne saurait trouver place à l’anecdote, à l’émotion ou à la poésie de l’étrange, n’est point accompli. Les retrouvailles bienheureuses entre ces trois piliers, restitue à la peinture sa vocation première, celle d’enseigner, non plus des préceptes ou des dogmes par le biais de l’icône, mais par l’image elle-même. La restauration des hautes valeurs artistiques devraient, pour El Haitout, donner lieu à une projection des arts plastiques, et de la création en général vers la société. L’artiste doit assurer pleinement ses fonctions d’être social, s’activant à la fois dans et pour elle. L’exemple du Maroc est poignant. Pour El Haitout, la culture visuelle fait cruellement défaut au paysage urbain marocain, d’où la nécessité d’une révision sérieuse du système de la transmission des valeurs pédagogiques au Maroc. S’appuyant sur les réflexions d’Abdelfattah Kilito, El Haitout affirme vouloir, en mariant émotionnel et spirituel, abstrait et expressif, libérer l’art de la carence multiséculaire de l’optique aveugle, au Maroc, car, pour lui, « l’abstrait est un style qui arrive à conquérir de larges couches sociales »[3].

Les sources d’inspiration de l’artiste transcendent les ères historiques et géographiques, font du syncrétisme leur fer de lance et craignent l’univocité assassine d’un fanatisme artistique. El Haitout se réclame de toutes les formes de création, qui font concorder âme et esprit. S’interrogeant sur le choix du diptyque, El Haitout se dit être, aussi, influencé par l’iconographie islamique et sa mise en scène des dualités. Pour lui, tout ce qui est animé par une substance vitale est subdivisé en deux, étrangement. Là, sur ces diptyques, El Haitout projette ses prouesses antithétiques, en superposant formes et couleurs, auxquelles répondent, d’une manière libre et consciemment asymétrique, d’autres formes et couleurs. A l’encombrement d’un espace donné répond un vide contrasté, qui laisse respirer la toile tout en harmonisant avec elle. Vacuité et densité se fondent dans un jeu d’équilibre étonnement revêche, dans une acoustique harmonieuse et dissonante à la fois. Car en effet, c’est d’œuvres à la fois chantantes et stridentes qu’il s’agit.

Quelques peintres américains chers à El Haitout brandissaient haut, déjà, les germes d’une telle union, d’un tel heur. Parmi ceux-ci, Franz Kline est celui en qui El Haitout semble retrouver, le plus, les bourgeons ataviques de son travail. L’artiste marocain semble reprendre, à sa manière, les prouesses des peintres expressionnistes abstraits du New-York des années 50, en y greffant des éléments du quotidien. Aux paysages urbains, El Haitout substitue une large panoplie d’éléments utilitaires, tout en reprenant à son propre compte, les surfaces noires, longues et vigoureuses qui découpent des fonds blancs. Intervenant directement sur des supportes posés à même le sol, il rappelle, de par sa démarche et la fortitude de sa palette, l’action painting de Pollock, duquel il se démarque pourtant en mettant en péril l’all over, car El Haitout, aspire à ce que son œuvre respire, par des espaces encore immaculés, rappel direct de ces terres encore vierges et revêches de son enfance. 

De la passion et autre moteurs

Dès les premiers instants de la rencontre avec El Haitout, son hôte sait qu’il a affaire à un homme passionné, serein et convaincu. Les premières phrases regorgent de noms d’artistes : Van Goh, Paul Klee (très « arabe » au goût de l’artiste), De Kooning, Rauschenberg. Aux maitres américains, qu’El Haitout affirmer vouer une admiration sans borne, il faudra ajouter un Basquiat ou un Tapiés, qui, lui, respire la méditerranée. Passion rimerait avec création dans le cas de l’artiste marocain, car les supports, les matériaux et le savoir ne sont qu’un prétexte pour peindre. Peu importe ce qu’il y a à créer, le sujet est partout, et c’est le plaisir même de peindre qui prend le dessus. El Haitout parle de cérébralité en qualifiant sa démarche artistique. La création passe, donc, par un cheminement artériel, une passerelle étroite mais salvatrice, instinctive et réfléchie à la fois, pour atteindre le support plastique qui l’accueille à bras ouverts.

L’œuvre d’El Haitout, qu’il s’agisse de peinture, de photographies d’installations, de collages ou d’interventions en techniques mixtes, semble assumer une musicalité et une théâtralité nouvelle, peu à l’œuvre, jusqu’ici. C’est dans cette mesure que peut se comprendre l’insertion aise de caractères, de lettre ou de chiffres dans ses peintures. Ces morphèmes proposent une nouvelle approche à l’œuvre picturale car celle-ci, rehaussée de motifs non-picturaux, gagne en richesse et en diversité. La démarche qu’El Haitout intitule Select, et dont la galerie Nadar s’était emparée, s’inscrit dans ce processus de dynamisation de l’œuvre d’art. L’artiste explique que « le problème qui se pose avec l’art, en général, et au Maroc, en particulier, est celui de la sélection. Toute notre vie est une prise de choix successifs, est c’est pour cela que ma peinture s’empare de l’écriture, qu’elle choisit, pour parler ». 

Dynamiser la peinture, dynamiter la peinture

Et c’est bien de parole qu’il s’agit dans l’œuvre d’El Haitout. Les caractères, savamment insérés dans la peinture semblent planer dans un mouvement qui interpelle le spectateur dès le premier abord, vers qui ils semblent se diriger. Dans un élan théâtral, ou cinématographique, ces lettres et ces chiffres rappellent des génériques, qu’elles diaprent d’une voix musicale. Le tableau perd son silence et sort de son mutisme, devenant parfois criard et d’autres fois, en paix et harmonie avec lui-même. L’œuvre n’est plus que couleur et formes, mais aussi discours. Par la mise en image de mots hautement symboliques, significatifs car forts et succincts, l’œuvre semble esquisser une sorte de danse éthérée aux yeux du spectateur, émerveillé par tant de légèreté et de rêve. El Haitout parle même de « transe ». S’adressant directement à l’âme et à l’esprit, le tableau jubilant et conviant le spectateur à partager son heur, transcende le formel et le pictural pour devenir langage universel, chargée d’une haute mission, à la fois personnelle et altruiste. L’artiste veut émerveiller pour éveiller.

C’est dans cet état d’esprit qu’El Haitout choisit le risque, comme un emblème qualificatif de son travail. Le risque n’est ni un danger, ni une obséquiosité, mais une aventure, une invitation au rêve et au voyage, une recherche de la prouesse, une mise à mort de la facilité dans l’exécution et une nouvelle vie pour la mise en peinture de la simplicité. En parlant de ce processus intrépide, l’artiste ne peut s’empêcher de mentionner Christophe Colomb, dont chaque voyage était un départ vers de nouvelles terres, insoupçonnées, tout comme les découvertes artistiques d’El Haitout. Cet émerveille de la découverte fit que l’artiste s’est décidé à investir toutes les ressources matérielles qu’il trouve pour créer.

Du matériau contemporain

Un artiste contemporain, pour El Haitout, doit s’inspirer de sujets contemporains. Même le matériau exploité doit être contemporain. Pour lui, carton, verre, métal ou ferrailles sont autant d’éléments que les arts plastiques ne peuvent évacuer du processus créatif. Un savoir-faire technique doit guider l’artiste dans l’élaboration de l’œuvre. La froideur du métal, devient, grâce à l’alchimie de l’artiste, une tiédeur agréable, ou un frisquet sauvage et revêche. Ces éléments, l’artiste les tient de son enfance passée en rase campagne, où il apprit à se familiariser avec la nature environnante et à essayer d’apprivoiser la sauvagerie de cet espace. Cette entreprise de dressage, El Haitout la reprend avec autant de vigueur dans ses travaux. Il choisit, même, dans ses dernières œuvres d’intervenir sur des supports déjà travaillés, entièrement ou partiellement, comme des agendas ou des catalogues, afin de dépasser ce qui a déjà été travaillé. El Haitout se sert de l’objet contemporain afin de le servir. Et tout, cherche à déstabiliser les règles académiques, car tout comme Picasso, il apprend l’académisme pour le casser et non pour en rester captif. L’inspiration est partout, et l’artiste « doit partir de ce qui est local vers ce qui est universel et mondial, comme Naguib Mahfouz […] partir du où suis-je ? ». Ce dualisme, note Aziz Azrhai, poète et artiste marocain, réunit « universalité, localité qui veut dire authenticité liée à l’identité de l’espace marocain d’une part, et sa relation avec le monde de la technicité et des rythmes et des ajouts universaux, d’autre part. »[4]



[1] Antoni Tàpies, la Réalité comme art, trad. par Edmond Raillard, Paris, Daniel Lelong, 1989.
 [2] Lettre de Pablo Picasso au magazine moscovite Ogoniok sur sa conception de l’art en 1926.
[3] Ouafaâ Bennani, L’émotionnel et le spirituel chez Abdellah El Haitout, 30/04/2013, LE MATIN, p. 8
[4] Aziz Azrhai, le Tracé et ses écarts, Journal n° 3/13 de l’exposition Abdellah El Haitout, un homme libre, du 24 Octobre au 29 Novembre 2013, à la Galerie Nadar, Casablanca.

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Rencontre des écrivains, à la galerie Nadar

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rencontre littéraire mars 2014

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Exposition TRAIT et RETRAIT de Abdellah Dibaji à la galerie Chaibia, El Jadida

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Vernissage le jeudi 2 janvier 2014 à partir de 18h00

Dibaji1

Dibaji2

Exposition du 03 au 12 janvier 2014

Galerie Chaibia, cité portugaise, El Jadida

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« CASA-PANDOR », une exposition de l’artiste Carole Schoettel à la galerie Yakin and Boaz

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ketani

Carole Schoettel est la révélation de l’année 2013 à Yakin & Boaz Gallery. Son style est inspiré à la fois d’influences andalouses, tziganes et marocaines. Elle traverse ces multiples univers avec une sensibilité et une sensualité qui confèrent à ses oeuvres une finesse reconnaissable au premier regard.
 « J’aime ces moments qui ne sont qu’à moi, cette liberté de dire ce que je veux, sans être jugée, jusqu’au moment où je présente mon travail. » Carole Schoettel.

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