La Galerie Nadar expose Abdelkrim TAJIOUTI le Jeudi 27 Mars 2008
Non classé 21 mars 2008Zero hero
Dans le travail d’Abdelkrim tajiouti, il est souvent question d’introduire le spirituel dans l’art.
En témoigne cette Mecque immaculée et déserte sweet, conçue telle une maquette, à partir de 42 kilos de sucre en morceaux. Ou bien la série crucified muslims, qui de la même façon, met en avant son héritage pluriculturel tout en grattant la plaie des traumas post-coloniaux.
Une méthode pour plier un drapeau ? Des armes en savon ? D’inquiétants Mickeys en cire ? Autant d’installations minimales qui traitent par la dérision et l’ironie, du surarmement, de l’autodestruction et de la consommation à outrance dans le monde contemporain.
Comme dans Zero Hero où des gencives rouge-sangs dévoilent le sourire macabre des victimes de la guerre. Que peut-on ajouter si ce n’est des miroirs qui reflètent les « dommages collatéraux » en démultipliant les innocentes victimes civiles ?
Le positionnement de l’artiste dans une société occidentale happée par un monde en constante mutation est également au centre des préoccupations de Tajiouti.
Préoccupations relayées par des thèmes qui lui sont chers ; la terre d’accueil, la frontière, la perte d’identité. On les retrouve dans le projet MRE, où il s’agit d’imager le mythe du retour- ancrée dans la mémoire collective des immigrés- par une « voiture maison » surchargée, telle une île en mouvement.
Son travail graphique s’inscrivant dans la même logique, les oeuvres sur papier, à dominante noire, blanche et sanguine, stigmatisent encore un peu plus, la folie de l’Homme moderne (en exacerbant par exemple l’irresponsabilité des dirigeants mondiaux où bien la paranoïa généralisée).
Ses petits dessins, arrachés à des carnets, souillés, scotchés, recollés, ajoutent une forte teneur émotionnelle à un univers déjà noir et caustique.
Abdelkrim Tajiouti est un artiste en mouvance qui cherche l’Universel et maltraite le Global. De ce fait, il constate l’impossibilité de se crisper dans une identité nationale et joue son rôle de témoin nomade dans un monde mutant.
Un seul mot d’ordre chez lui ; ne prendre aucune pincette avec la réalité.
julietta Di Bimarko
Galerie Nadar 5, rue Al Manaziz - Maârif - 21 100 Casablanca, Tél. : 022 23 69 00 - E-mail : galerienadar@gmail.com

22 mars 2008 à 11:29
des yeux pour écouter les manifestes de Tajiouti,déshabiller ce bas-monde et courir,courir comme
un héro dénoncer la bléssure humaine
29 mars 2008 à 12:22
J’ai vu l’expo ce matin et je viens de faire une note sur mon blog.