Exposition du peintre Larbi Belcadi à la galerie Venise Cadre
Non classé 19 juin 2008Exposition du peintre Larbi Belcadi
Du 26 juin au 31 juillet 2008 à la galerie Venise Cadre, Casablanca
La galerie Venise cadre organise une grande rétrospective des œuvres du peintre Larbi Belcadi du 26 juin au 31 juillet 2008.
Larbi Belcadi est né le 17 juillet 1939 à Rabat. Il n’a jamais quitté cette ville et son destin est si intimement lié à la capitale qu’il en a constitué l’une des hautes figures, battant tous les records d’exposition à la galerie nationale Bab Rouah.
Larbi Belcadi a fait ses études primaires à l’école Guessous avant de rejoindre le lycée Moulay Youssef où il rencontre le peintre Moulay Ahmed Drissi qui y dispensait des cours de peinture. Impressionné par le charisme de ce peintre, Belcadi brave l’avis contraire de ses parents et s’inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts de Casablanca. Son seul soutien est sa grand-mère qui encourage toutes ses initiatives. Il suit à la fin des années 50 des cours dans l’atelier de Jacqueline Brodskis qui prodiguait des cours dans le cadre des ateliers du Ministère de la Jeunesse et des Sports. Ses camarades le surnommaient Van Gogh, en raison de son aspect rebelle aux choses convenues et de sa touche enflammée.
Larbi Belcadi part ensuite en France pour s’inscrire, de 1964 à 1966, à l’Institut des Hautes études cinématographiques de Paris (section architecture, décoration de films et télévision).
De retour au Maroc, il se consacre à la caricature et à la peinture, devenant vite l’un des meilleurs peintres marocains et testant plusieurs nouveaux matériaux, qualifiés d’ « antipicturaux », dans ses œuvres. Larbi Belcadi est considéré comme l’un des premiers peintres marocains qui ont fait le choix difficile de vivre de leur art.
Larbi Belcadi est décédé en 2001.
20 juin 2008 à 19:21
J’ai connu personnellement Larbi Belcadi, comme j’ai connu A.Cherkaoui,J.Gharboui et d’autres peintres marocains. Mais j’ai peut-être connu un peu plus Larbi, parce qu’il exposait en permanance dans le grand hall d’un hôtel situé à proximité de la RTM à Rabat. En fait, nous nous sommes rencontrés bien avant, exactement en 1968, quand j’ai exposé individuellement pour la première fois au Maroc, à la galerie du Centre Culturel Américain,
avenue Allal Ben Abdellah à Rabat. Il y tavaillait et il
m’avait beaucoup aidé. Ce que vous dites en ce qui concerne son amour pour les travaux artistiques de My A.
Drissi est vrai. On parlait souvent de lui. Je l’ai moi-même connu quand il donnait des cours dans sa galerie l’Oeil Noir, qui se trouvait dans la rue au-dessus de la Gare, et après dans son atelier aux Orangers. Il ne tarissait jamais. Il suffisait de lui poser une question… Et c’est pour cela sans doute que Larbi l’aimait, pour sa grande générosité. Je ne sais pas ce que les oeuvres de Drissi sont devenues?… Mais revenons à Belcadi. Je trouve que c’est très bien d’organiser une exposition de ses oeuvres. Bravo la Galerie Venise Cadre. Larbi mérite cela et plus. Encore une fois, vous avez raison quand vous dites qu’il est l’un des rares peintres qui avait le courage et peut-être l’audace de vivre de sa peinture au Maroc… Pendant les dernières années de sa vie, il supportait mal de rester à longueur de journée planté-là, dans sa galerie-hall d’hôtel…Il aurait évidemment voulu ne pas avoir à s’occuper lui-même de la vente de ses tableaux…Enfin, disons que Dieu ait son âme en paix! Cordialement. Tazi.
1 juillet 2008 à 12:23
Je n’ai pas seulement connu cet artisite peintre, Larbi Belcadi était mon oncle mais surtout un père pour moi. Savoir qu’une exposition est organisée en son honneur ne peut que me rendre heureuse tant j’ai cru durant 7 ans que mon oncle était oublié de sa ville et que ses oeuvres en l’honneur de ses origines n’existaient plus. Mon oncle a longtemps tenté de m’apprendre le dessin, ne cessant d’organiser des concours de dessins afin que peut-être des jeunes puissent reprendre le flambeau comme il me le disait souvent. Sa perte a été extrêmement douloureuse car en plus d’être un artiste talentueux, il était un époux formidable (ce que nous oublions souvent de souligner) et un père remarquable. Son absence se fait extrêmement ressentir mais on ne peut que remercier la Gallerie Venise de rendre hommage à un tel homme.
2 juillet 2008 à 13:39
Il était vraiment temps de penser à ce grand artiste peintre.
9 août 2008 à 15:27
J’ai rencontré son frère Khalid et sa soeur Majida à l’occasion d’une prise de photos de la petite cité de Diour Djamma à Rabat où il est né et où vit toujours sa famille.
Je suis la petite fille de l’architecte Edmond Brion qui a construit cette cité en 1930 avec Auguste Cadet. Je suis en train de terminer un livre sur ces 2 architectes très importants ( auteurs de la cité des Habous à Casa, des Banques Al-Maghrib de l’époque,etc). La famille m’a confié une photo que je vais publier en expliquant combien j’ai été émue d’apprendre que ce peintre si attachant a vécu dans cette cité qui demande d’autant plus à être conservée comme patrimoine.
20 mars 2009 à 21:51
c’était un homme génereux,talentueux .il mérite qu’on parle de lui,qu’on parle de son talent c’est parmi les rares peintres du maroc qui avait un style special,j’adore ces couleurs et sa maitrise de relief c’est impressionant,maintenant je pense qu’il faudrait aux responsables rendre hommage a cet homme et parler de lui