Paicheler 

Les agneaux 

La série des agneaux occupe une place à part dans la production de Paicheler. A priori, cela n’est qu’une série comme une autre, un exercice de plus à l’incroyable production d’un peintre prolifique, toile punaisée au mur ou fixée sur une planche branlant contre le chevalet, et pinceau en avant giclant couleurs et lumières. De tout temps, il en a été ainsi, Paicheler produit beaucoup, plutôt des grands formats depuis quelques années, et ne s’arrête sur un thème, comme à regret, que lorsque celui-ci semble crier grâce. Ainsi des citrons et des fèves, et autres bouquets de menthe, devenus noirs à force de semaines et de mois à poser pour un peintre qui ne semble jamais rassasié de leur lignes. Et que dire des 22 bouquets de rose à partir du même bouquet, des 26 portraits de ce modèle devenu masque africain dans les dernières versions, des innombrables théières et plats marocains ?

Mais les agneaux, c’est autre chose : une vingtaine de toiles réalisées d’après une fête de l’aïd. Des animaux pendus par les pattes, un bâton écartant leurs chairs, déjà écorchés, symboles de la fierté et de la joie des familles ayant pu offrir leur sacrifice à Dieu. Et cela dans un village berbère, où les moeurs sont simples et rudes, loin du bruit des villes où s’estompent les traditions ancestrales des peuples. Ici, les agneaux sont synonymes de fête, de réunion familiale, les jeunes hommes revêtiront leurs peaux pour faire peur aux jeunes filles, et tout se trouve mêlé : le sang, la chair, le désir, la foi, en une seule lumineuse durée étalée sur 5 jours.


Du 8 novembre au 8 décembre 2008 
Ouvert tous les jours sauf le dimanche de 09 h à 18 h30
Tel 00 212/ ( 0)65 04 76 89 – 00 212 (0)28 61 31 93                           


paicheler@hotmail.com  www.paicheler.com 

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