Vernissage le Mardi 13 janvier 2009 à partir de 19h00

KantourC’est un enchantement au sens fort du mot. Une invitation au voyage. Ces paysages flamboyants, de rouge incendiaire, d’or- solaire, travaillés tourmentés de traces, de signes jouant sur toute une gamme de nuances du noir au blanc dans la transparence. Paysages d’évasion vers un ciel habité aussi de signes mystérieux. Paysages ou l’imaginaire règne, ou la sensation offre l’émotion rare d’un réel invisible. C’est une éclatante confirmation des virtualités propres au papier, dont Tibari a su élaborer, au prix de difficultés en apparence insurmontables la technique de fabrication jusque et y compris la fabrication des machines et appareils pour ce faire. Même quand il prend pour support la toile, comme c’est le cas pour les travaux exposés à Bab Rouah, sa technique n’a pas changé pour autant et donc il s’agit d’un retour à la peinture classique. Autre nouveauté, si je puis dire, Tibari, pour se mesurer à l’imposante grandeur de Bab Rouah est passé à la grande dimension. J’ai pensé qu’à l’occasion de cette exposition si riche à bien des égards, il fallait apporter quelque nouveau-né, à savoir donner la parole au peintre, donc à Tibari Kantour. Il est temps d’en finir avec des fâcheuses habitudes. La critique confisque la parole comme si le peintre n’existait pas et que, si d’aventure, il aurait été autorisé à parler, ce qu’il pourrait dire est sans valeur, seule le critique sait et juge. Nous avons réalisé en enregistré un entretien de plus d’une heure. J’ai soumis à Tibari des questions par écrit, puisque malheureusement il y a le handicap de sa surdité. En voici la substance. J’ai retranscrit les propres paroles de Tibari, telles qu’elles ont été enregistrées, moyennant quelques modifications.

Exposition du 13 janvier au 6 février 2009

Galerie L’Atelier 21: 21, rue Abou Mahassine Arrouyani (ex rue Boissy-d’Anglas) Casablanca 20 100
Tél : 022 98 17 85 / Fax : 022 98 17 86 / atelier21@gmail.com / www.latelier21.ma

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