Exposition de tableaux peints par les enfants du Groupe Scolaire Farah, du jeudi 17 au dimanche 20 mai 2012 à la Villa des Arts de Casablanca
Non classé Pas de commentaires »OPERATION « ITHAR » …donation de ces mêmes tableaux aux enfants malades du Sida de l’Hôpital Abderrahim Harouchi à Casablanca
La Fondation ONA abritera du 17 au 20 mai 2012 à la Villa des Arts de Casablanca une exposition de tableaux peints par les enfants du Groupe Scolaire Farah. Au terme de cette exposition qui durera 4 jours, ces tableaux seront offerts à l’Hôpital d’Enfants du CHU Ibn Rochd qui porte depuis le 30 septembre 2011 le nom du Pr. Abderrahim Harouchi, en hommage pour l’œuvre de cet éminent chirurgien-pédiatre, décédé en août 2011 et qui a été médecin-chef de l’hôpital d’enfants de 1975 à 1998.
Le vernissage se fera vendredi 18 mai 2012 à 17h00 à la Villa des Arts de Casablanca en présence des artistes en herbe, de leur professeur d’Arts Plastiques qui leur a donné l’envie et l’inspiration pour peindre, ainsi que les associations et ONG qui œuvrent pour donner un nouveau souffle à la lutte contre le Sida au Maroc. Cette action vise aussi à sensibiliser les enfants en bonne santé à la détresse de ceux qui souffrent, de participer autrement aux efforts entrepris pour la lutte contre le fléau du Sida et d’impliquer la société civile dans ce combat.
La Galerie Nadar expose Zine El Abidine El Amine
Non classé Pas de commentaires »Vernissage le jeudi 10 mai à partir de 19h00

La manière de Zine El Abidine El Amine est aujourd’hui reconnaissable entre toutes. Mais sa technique est loin d’être figée dans une imitation de soi. Les tableaux de cette nouvelle série le prouvent.
Il s’est passé quelque chose.
L’utilisation de l’espace, la maîtrise des matériaux, montrent que notre peintre continue de progresser dans son art – lentement, calmement, avec toute la concentration que nous lui connaissons. La construction nous est familière, et pourtant quelque chose a changé, dramatiquement. L’angoisse, les terreurs, jusqu’ici refoulées au pied des tableaux, émergent brusquement vers le haut. Les sphères célestes explosent, les voûtes se déchirent, d’incertaines menaces apparaissent où l’on nous avait habitués à trouver lumière et sérénité.
Au cours de l’année 2011, Zine El Abidine a vécu un événement toujours unique dans la vie d’un homme et qui est à la fois rupture déchirante et libération informulée. Les travaux présentés ici sont profondément marqués par la perte d’un être cher, et ils marquent une étape dans la démarche de l’artiste, la plus importante depuis la première série de toiles inspirées par un cimetière. L’homme a souffert, mais, d’une tombe à l’autre, l’artiste a considérablement progressé dans l’expression d’une violence douloureuse qui n’appartient qu’à lui.
Ces tableaux sont plus qu’un témoignage : ils sont la représentation d’une explosion cosmique.
Jean Pailler
Uzès le 5 janvier 2012
Dans les dernières œuvres de Zine El Abdine, le feu constitue une composante importante sinon capitale dans son processus créatif. Il est à la fois outil et médium mixé à d’autres matériaux tels que la toile.
L’artiste dessine et peint avec le feu en laissant des traces visibles sur la toile, la cendre récupérée est utilisée comme pigment. Il ne s’agit pas de représenter le feu mais de l’inscrire sur un support, il est à la fois mouvement et principe contradictoire. «Tout ce qui change vite s’explique par le feu » affirme Gaston Bachelard dans la « psychanalyse du feu ». Ainsi le feu génère son propre espace, son propre propos. Ici le feu ne brille pas il brûle et consume le support sur lequel il s’inscrit. Mais tout en se consumant il révèle d’autres espaces d’autres matières et d’autres textures qui incitent le spectateur à s’interroger sur ce qui est représenté, sur ce qu’il voit…
Dans l’œuvre de Zine El Abidine El Amine, le temps est suspendu, le feu a fait œuvre mais il y a arrêt, cela suppose, donc, un avant et un après ; un devenir qui m’intrigue et me pousse à deviner à supposer à imaginer… Je deviens ainsi le spectateur d’une présence mystérieuse, silencieuse…
Azzeddine ABDELOUHABI
Amiens (France) le 29 décembre 2011
Tél: 0522236900 / galerienadar@gmail.com
Raphaël Durans expose l’architecture de la Forme Galerie Rê Marrakech
Non classé Pas de commentaires »Vernissage le vendredi 11 mai 2012
Dans les œuvres “Minimalistes” de Raphaël Durans, qui depuis la fin des années 1970 développe sa propre vision de la peinture, c’est “la forme architecturale” qui est le lien entre la masse et l’espace, ou le trait d’union entre les deux. On pourrait définir le travail de cette exposition, en tant qu’art abstrait, géométrique, réfléchi, utilisant quelque peu de couleurs.
Comme le déclarait Frank Stella “What you see is what you see” - ce que vous voyez est ce que vous voyez - “… il n’y a rien d’autre à découvrir qu’une surface qui se découpe sur un mur et indique, en négatif, l’espace autour de lui .” Les œuvres de Raphaël Durans se rapprochent des travaux de Frank Stella, mais surtout dans la présentation de ses “shaped canvas” et non pas dans leur esprit de conception.
“Ce terme désigne des peintures réalisées sur des toiles découpées ou toiles mises en formes non rectangulaires ; “…les peintures ont été pour ainsi dire, générées ” in toto” par les formes spécifiques de leurs bords extérieurs. Le but de cette démarche est de voir la forme de l’objet en tant que tel (comme pour une échelle) et non la représentation d’une échelle dans un cadre – c’est une relation tel que cadre (shaped canvas) = l’image actuelle d’un objet (échelle) qu’il est censé représenter et non pas celle d’un objet (échelle) peinte à l’intérieur d’un cadre rectangulaire. L’histoire des “shaped canvas” remonte aux années 1940, avec Paul Lozza, en passant par Frank Stella, Ellsworth Kelly, Larry Bell et Manfred Mohr et tous suivent le même aboutissement de par lequel l’espace intérieur des objets obéit aux limites extérieures.
Mais Raphaël Durans est tout aussi proche avec ses ” Shaped canvas”de “l’Art concret”, terme qui désigne une tendance de l’abstraction : art calculé, logique, “…entièrement formée par l’esprit avant son exécution ! … C’est en 1930 que Theo Van Doesburg fonda à Paris le groupe “Art concret ” et c’est vers la fin des années 1930 que Max Bill et des artistes suisses font usage de grilles, modules, séries, progressions arithmétiques et géographiques l’art concret, devint un art systématique, voir programmé…” L’inspiration chez Raphaël Durans vient dans sa création des “maquettes”, qui sont des modèles réduits et deviendront retranscrites en œuvres sur toile, les ” Shaped canvas “. C’est donc d’abord, à travers ses maquettes, conçues en premier, qui sont bien définies et réfléchies, que ses “Shaped canvas” prendrons forme. Cette exposition présentera les maquettes ou modèles et leurs résultantes les “Shaped canvas.”
“L’oeuvre prend vie, elle rejette par sa propre force tout élément étranger à elle-même, elle force le silence, son harmonie transpire, elle le renvoie au spectateur. Celui-ci à tendance bien souvent à ignorer purement et simplement l’oeuvre exposée, où sont passés les tableaux? comme s’ils avaient été occultés par l’intellect, rendus invisibles par la peur du vide.
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