Exposition Mohamed Mourabiti “Fragments de mémoire” à ab Galerie - Rabat.
Non classé 2 commentaires »Du jeudi 10 février au 10 mars 2011

C’est dans son atelier à Tahanaout, situé au pied de l’Atlas, au cœur d’une nature sauvage, que Mohamed Mourabiti se livre à son art. Avec un style de plus en plus dépouillé et précis l’artiste présente ces derniers ouvrages à ab galerie. Fidèle à son travail sur la mémoire et la matière, il n’a de cesse d’interroger les formes de notre patrimoine spirituel et architectural. Entre représentation des marabouts et dernièrement, de seins féminins, Mohamed Mourabiti nous fait voyager dans un univers où spiritualité peut aussi rimer avec sensualité. Avec des couleurs terres et primaires et des matériaux bruts comme le goudron et la glaise il explore aussi la surface avec des formes féminines en relief. Entre collage, dessin et sculpture les œuvres de Mohamed Mourabiti révèlent aux regards attentifs des détails chargés de sensibilité et d’intuitivité.
Mohamed Mourabiti est né en 1968 à Marrakech, il vit et travaille à Tahanaout. Après une carrière commerciale à Casablanca, Mohamed Mourabiti se consacre depuis une dizaine d’année à son art à Tahanouat. C’est dans ce lieu préservé, au pied des monts de l’Atlas, qu’il a construit Al Maqâm, résidence d’artiste et lieu de rencontres culturelles. Aujourd’hui Mohamed Mourabiti s’est imposé comme un artiste confirmé sur le marché de l’art marocain. Il a également participé à plusieurs expositions à l’étranger, dont la Jordanie, l’Angleterre, la France, Bahrein et le Brésil.

Le photographe Fouad Maazouz expose individuellement pour la première fois ses œuvres au Maroc. « Noir est blanc », une exposition qui raconte avec talent l’histoire d’une quête. Avec des photographies de nus de femmes pudiquement voilés par une calligraphie ésotérique, des silhouettes en jellaba prostrés dans des étendues d’eau à la lumière claire obscure ou des ombres au posture victorieuse, en finissant par un carnet de voyage, le photographe voyageur nous livre un univers qui questionne note identité : Sommes- nous des êtres voués à la pudeur et prisonniers de nos tabous ? Le spirituel et la purification du corps par l’eau peuvent ils nous aider à atteindre la lumière ? Toutes ces images marquantes que nous retenons de nos voyages contribuent-elles à nous rapprocher de l’universalité ?
Avec des silhouettes sans ombre, des tuniques aux tons ocres et des marabouts qui se fondent dans des matières aux couleurs blanche et terre, l’univers de Aziz Lkhattaf nous invite au recueillement. Face à ces toiles dépouillées le regard est invité à voyager à travers les matières et les formes sans chercher à intellectualiser le travail de l’artiste. Pour Aziz Lkhattaf, l’art est d’abord une question de vécu et de sincérité. Ses toiles sont empreintes de souvenirs de son enfance passée dans les montagnes de Aït Ourir, là où petit garçon solitaire il passait ses journées à se rendre avec sa mère chez les fkihs et les marabouts. De son enfance il conserve aussi des images de nature sauvage et de gens aux vêtements colorés qui se pressaient dans les marchés. Aujourd’hui cet artiste autodidacte jette sur ses toiles des matériaux brutes comme la terre, la paille et la pierre pour mieux affirmer sa quête vers la simplicité et un esthétisme minimaliste où éclate parfois une explosion de couleur.

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