«épreuves d’ombres» d’Abdelkebir Rabii à l’Espace d’art de la Société Générale
Non classé 2 commentaires »Une exposition-rétrospective de l’œuvre, prolifique et pas suffisamment vue, de l’artiste peintre Abdelkebir Rabii, s’est ouverte jeudi soir à Casablanca à l’Espace d’art de la Société Générale.
Tout le gotha des mondes de l’art, de la culture, de l’économie et de la politique avec à leur tête André Azoulay, conseiller de S.M. le Roi, était présent au vernissage de cette exposition qui ambitionne de jeter des éclairages sur les «Epreuves d’ombres» de cet artiste, un des pionniers de l’art plastique au Maroc.
Cette exposition, qui se veut plus pédagogique que chronologique, tente ainsi de percer les interrogations fondamentales qui animent l’artiste et essaye d’investir sa démarche créatrice «dans sa complexité artistique et sémantique».
Une entreprise louable, car elle permet au grand public de voir une bonne partie de l’œuvre innombrable de Rabii et courageuse car elle aborde la lecture d’un travail que l’artiste place dans la case de l’art qui «ne se développe pas selon une ligne permettant de comprendre aisément la complexité de la création et de préciser le sens de son contenu».
«L’art qui prend sa source de l’inconscient échappe forcément aux habitudes logiques de la pensée» soutiendra-t-il dans une interview contenue dans le catalogue de l’exposition. Le plasticien qui se méfie des formulations trop précises qui «limitent forcément la portée de la recherche créatrice» qualifie la peinture comme «une prédisposition naturelle à s’exprimer par le langage des lignes, des formes et des couleurs” et une quête «d’atteindre des niveaux plus profonds de l’inconscient». Par MAP


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