Vernissage le Jeudi 18 décembre 2008 à 19h00

ana maria

Quand mon amie Ana Maria m’a demandé e lui écrire un texte sur sa peinture, je reconnais m’être trouvé paniqué; je ne suis ni écrivain, ni critique d’art  mais artiste peintre moi-même. Il m’était très difficile de porter un jugement impartial sur un artiste ayant une conception picturale totalement différente de la mienne. Je suis peintre figuratif par conviction.

J’ai d’abord été étonné et agréablement surpris par les œuvres que Ana Maria m’a présenté lors d’un de mes passages à Casablanca. Ce qui m’a frappé au premier coup d’œil, c’est sa richesse de ces taches de couleurs. On s’aperçoit très vite qu’il y a autre chose que de simples taches, et que en plus de la richesse des couleurs, on découvre petit à petit une matière dense et généreuse comme un Rembrandt associé à une sensibilité et une intimité digne de Vermeer, mais aussi des transparences à la Van Goyen.

. Cela a été pour moi une sensation étrange, c’était comme si j’entrais dans une rêve éveillé et que je me retrouvais dans un monde de nuages colorés qui m’a transporté vers des univers parallèles, faits de couleurs et de lumières mais aussi vers des paysages fantastiques  dans lesquels l’œil se perdrait entres des cascades et des colonnes, des tonalités si délicates qu’elles en devenaient irréelles, mais ces cascades et ces colonnes étaient tellement présentes que l’on avait le sentiment de pouvoir tourner autour et de s’enfoncer dans ce monde étrange et être transporté vers des paysages  oniriques, nous entraînant inévitablement vers une lumière intemporelle. Je dirais même céleste. 

Extrait de texte de Roman Lazaref

Exposition du 18 décembre 2008 au 17 Janvier 2009

 

NADAR, galerie d’art moderne
5, rue al manaziz - Maârif Casablanca. tél: 022 23 69 00
galerienadar@gmail.com 
  • Share/Bookmark
1 Star2 Stars3 Stars4 Stars5 Stars (2 votes, average: 5 out of 5)
Loading ... Loading ...