Ahmed Ben Ismael & Aziz Lkhattaf exposent à Hotel Art Palace & SPA

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Exposition du 07 Juin au 07 Juillet 2011

LA PLANETE D’AZIZ LKHATTA
A quelques centaines de mètres de la rumeur et de l’animation de la place Jamaa Lefna, au fond d’une petite rue pavée se cachent deux riads ombragés par un énorme caoutchouc où nichent des myriades d’oiseaux. Aux murs rouges dansent des toiles colorées renvoyant à ce qui semble un univers d’enfant : babouches géantes, silhouettes de perss sonnages esquissés.
C’est là que nous attend Aziz Lkhattaf qui , après de longues années passées à Tanger où il animait la galerie Delacroix est revenu dans sa ville natale de Marrakech, ouvrir une galerie chaleureuse dans son riad de la Médina.
Timide, effacé, Aziz Lkhattaf parle peu de sa peinture, travail secret à la découverte duquel il vous convie avec un grand sourire. Invitation à vous immerger dans un monde en pesanteur aux couleurs joyeuses et aux étranges habitants.
La planète de Lkhattaf réserve en effet des surprises que l’on décode peu à peu. Contraste entre le tumulte des tons qui claquents jaunes, verts, rouges, bleus intensess et le silence assourdissant de personnages sans visages, suspendus sur de minuscules pieds , massives silhouettes trottinant vers de mystérieuses destinées.
Seules, par deux, en groupe, elles se dirigent vers un horizon indistinct, nous tournant systématiquement le dos, flotts tant dans une matière incernable : eau, terre, ciel ?
Nous sommes spectateurs d’un monde inconnu où nous entrons par effraction et qui ne se livre jamais par l’humanité de ses êtres, mais plutôt par leur absence à ce monde dans lequel ils se meuvent pesamment.
Sans doute les contrées imaginaires d’Aziz Lkhattaf plongentselles dans un onirisme baigné d’une clarté irréelle, ves nue d’ailleurs et pas seulement de l’enfance.
A y regarder de plus près, cette abstraction, ce dépouillement, plongent leur racines dans cette terre, dans cette culture marocaine dont Aziz est issu.
La planète, bien sûr, dans laquelle on retrouve les bleus de Tanger, la blancheur des sols brûlés, les siennes oxydés de Marrakech, les couleurs éclatantes des teinturiers.
Mais surtout, lentement, vous êtes envahis par l’apparente incommunicabilité de ses personnages engoncés dans leurs djellebas. Hommes ?Femmes ? L’uniforme cache les corps dont les visages sont tournés vers un ailleurs énigs matique.
Enigmatique : voilà le mot. La peinture d’Aziz Lkhattaf nous met devant l’énigme d’un univers où des silhouettes s’ens foncent, ici dans des sables improbables, là processionnent  vers des marabouts éclatants de blancheur.
Enfermées dans la gangue de tissus qui deviennent cocons, habitacles, forteresses, les impressionnantes « contres bandières » semblent d’énormes blocs surgis de temps anciens, des menhirs colorés où se détache l’esquisse d’ins nombrables ballots suspendus. Nous ne verrons rien d’autre : par un regard, pas une main retenant le haîk.
Ici, les êtres ne sont plus, dans leur uniformité, que signes jetés, paroles tues.
Univers ouvert sur les rêves que chacun accroche aux fenêtres multicolores qui scandent, ici, une toile, plaquées sur des absences de murs.
Sortant dans la touffeur de la place Jemaa Lefna, on secoue une sorte d’engourdissement qui nous enrobe. Il est diffits cile de quitter la planète d’Aziz  et c’est avec un autre regard que l’on regarde, soudain, filer devant soi, dans les ruelles de la Médina, les djellebas multicolores.
Souné ProlongeausWad

Ahmed ben Ismail
Depuis de très nombreuses années, Ahmed ben Ismail poursuit un parcours de peinture qui mérite une certaine attention. Je voudrais avant tout dire que ce qu’il m’as été donner d’appré-cier en premier lieu c’est la qualité de son regard de photographe. On sait que notre rencontre s’est traduite par la publication de “lumière de l’ombre “  le livre qui trace le périple autour de Sidi Ben Sliman Jazouli .Voici que maintenant j’ai à parler de sa peinture telle qu>il nous est donné de voir en cette exposition  d’une trentaine de toiles. De la peinture à  la photographie, on retrouve un certain climat particulier à la faveur d’une diversité d’expressions. Un climat qu’il faut tenter de cerner, en cette diversité même, manifestement par ces formes ces cercles plus au moins indécis ces angles ces carrés ces flèches ,peuplant la toile, évoque le monde de la magie, l’écriture talismanique fragmentaire, essaimée pour assurer l’illisibilité de son mystère.
le monde de la magie , profondément ancré dans le corps même de notre société, dans les profondeurs de ses traditions de la vie quotidienne, univers des puissance, des êtres invisibles où circule , silencieuse, une parole de désir et d’émotion. Paradoxe en apparence ressemblances non sensible, ce monde à ses couleurs, celles qu’on trouve dominantes dans la peinture ismaelienne, le vert, le ézbibi, le rouge.
Des couleurs ,dans leur nuances les plus ténues, emblématiques, d’une réalité vivante, écriture d’une âme donnée, je crois que, les étoiles d’Ahmed Ben Ismael s’offrent à nous comme une interrogation, un message qui ne livre pas ses significations, en raison, précisément du fait qu’elle est imprégnée de ce climat, d’une manière lointaine, à la limite de l’énigme, je crois aussi que, quelle que soit l’appréciation qu’on puisse porter sur ce travail, il faut dire que ce n’est en rien quelque chose d’accidentel. Ahmed apporte tout le poids d’une expérience de recherches en ses moyens de peindre, sa technique personnelle, par exemple le recours à des
teintures végétales celles qu’emploient les tisserands, c’est pourquoi on se doit d’apprécier cette expérience en marge de ce qui se fait couramment.
Texte de Feu Edmond Amran El Maleh 2004

HOTEL ART PALACE & SPA
Bd d’Anfa, 4 rue Soldat Maurice Benhamou 20 000 Casablanca-Maroc
Tél: + 212 522 42 28 00 - Fax: + 212 522 22 31 12 -E-mail: contact@art-palace-hotel.com Website: www.artpalacehotel.com

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Exposition Edmond Amran El Maleh : un parcours mobile à la Galerie 38

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Du 1 décembre au 31 décembre 2010

Pour son ouverture le mercredi 1 décembre 2010, la Galerie 38 donne la parole à 11 peintres marocains (Khalil El Ghrib, Hassan Bourkia, Tibari Kantour, Mounat Charrat, Omar Bouragba …) et à de nombreux écrivains et poètes (Juan Goytisolo, Tahar Ben Jelloun, Abdellatif Laâbi, Mohamed Berrada…) tous réunis en un hommage vibrant au grand écrivain marocain et critique d’art Edmond Amran El Maleh.
L’exposition collective « Edmond Amran El Maleh : un parcours mobile » prend l’allure d’un événement littéraire majeur à travers la réalisation d’un livre-catalogue présentant des textes et des poèmes qui tous évoquent l’écrivain, l’homme et l’ami. Peinture et verbe sont ainsi liés dans cet hommage unanime à l’une des figures emblématiques du paysage culturel marocain qui aura marqué plusieurs générations d’artistes.

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Mimouni à la Galerie Nadar - Casablanca

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Vernissage le Jeudi 13 Novembre 2008

Exposition “Sillages” de l’artistes peintre Mimouni à la Galerie Nadar,  du 13 Novembre au 06 Décembre 2008

Mimouni 

…  Comment rester près de ce qu’il donne à voir à la faveur de l’insondable mystère du simple geste de peindre. De prime abord, j’ai pensé que la couleur, désignée par l’orange abstraction faite de toutes les variations tenues, serait une des dominantes chez Mimouni, compte tenu qu’il ne s’agit de monochrome, ces toiles qui figurent dans le premier catalogue, toute une variation  au sens musical à partir de l’orange, des coulées d’ombre et de lumière, la légèreté d’une onde finissante, où l’épaisseur, la surface s’anime entre mouvance, le jeu de formes d’un graphisme léger vient s’y inscrire. Il y a là, à mon sens, la gratuité d’un geste qui va bien plus loin que l’encombrement d’on ne sait quelle symbolique. Dans les toiles qui s’offrent en reproduction, il y a l’autre dimension toute aussi primordiale. On ne peut s’empêcher de découvrir avec un  sentiment admiratif, cette capacité d’imagination créatrice de déployer des espaces de formes multiples, variées, entrant dans les combinaisons, des combinaisons, des compositions d’ombre et de lumière un graphisme conquérant par la seule puissance du trait. Je crois qu’il faut éviter d’en dire plus pour laisser la peinture advenir en ces toiles…

Edmond Amram El Maleh

 
NADAR, galerie d’art moderne
5, rue al manaziz - Maârif Casablanca. tél: 022 23 69 00
galerienadar@gmail.com 
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