La scène artistique marocaine vient de perdre deux grands Artistes peintres

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Notre ami Mohamed Nabili nous a quitté aujourd’hui 

Décès aujourd’hui de l’artiste peintre FATNA GBOURI à Safi

Mohamed Nabili, l’artiste engagé 

Mohamed NabiliOrphelin de mère et de père, Mohamed Nabili reste le « fils de son œuvre ». Né sans identité familiale, il a réussi à se forger la sienne. Artiste-peintre reconnu, il met son talent au service des enfants doués. L’artiste vient d’achever la construction d’une fondation à vocation humanitaire.

«Enfant de la rue ». Mohamed Nabili veut bien dévoiler sa plaie. La nôtre aussi. C’est une tache noire sur le front de notre société. L’artiste-peintre n’en parle pas en désespoir de cause, il veut bel et bien contribuer à la gommer. En vrai militant de la bonne cause, il s’est lancé depuis quelques années un défi : construire à Benslimane, sa ville natale, une fondation à laquelle il a donné le nom « Imaginaire de l’enfant dans les arts plastiques ». « Cette fondation est basée sur ma propre expérience, puisque je suis venu par hasard à l’art. Il m’a fallu beaucoup de patience pour faire ce que je voulais faire. J’ai pensé à créer cette fondation pour éviter justement aux enfants doués pour les arts plastiques toutes sortes de barrières susceptibles de se dresser devant eux », nous dit-il. Nabili en parle avec une fierté mêlée d’un brin de dépit. « J’ai à peine fini la construction des locaux de cette fondation, mais avec un paquet de dettes ». Un acte de pur volontariat, qui n’aurait d’objectif autre que le service d’une cause à laquelle il tient comme à la prunelle de ses yeux : aider les enfants doués à s’épanouir. « Un enfant qui est doué n’a pas besoin qu’on lui fasse gober un ensemble de matières qui n’ont rien à voir avec son don ou ce qu’il aime faire. Car le plus important, à mon avis, pour obtenir un citoyen positif, ou un artiste positif, il faut prodiguer simplement une culture générale et l’art dans sa véritable dimension », explique-t-il. Avec cette fondation, Nabili aura réalisé un grand rêve. Et, du coup, pris une sacrée revanche sur une injustice qu’il a subie dans sa propre chair. Maintenant, d’où est venue cette vocation ? 
Né le 4 août 1952 à Benslimane, Nabili n’aura pas eu droit comme les autres enfants à sa part de « tendresse parentale ». Orphelin de mère et de père, il a d’abord grandi dans un orphelinat. Puis vient une période de vagabondage dans les rues de Benslimane. Décidément, un enfant comme lui n’aurait pas pu résister à un sort aussi inclément. Mais voilà, Nabili n’a pas cédé à ce destin-là. En 1973, il réussit son baccalauréat. Après, c’est en France qu’il est allé poursuivre ses études supérieures. En 1974, il s’inscrit à l’Ecole d’Art et d’Architecture de Marseille. Trois années plus tard, il a obtenu son diplôme. Détour par Paris, pour des études approfondies en arts plastiques à l’Ecole Quai Malaque. Simplement, « la vie frénétique à Paris ne m’a pas plu », dit-il. Alors cap sur Aix-en-Provence. Là-bas, raconte Nabili, « j’ai doublement travaillé. Je me suis inscrit à l’Ecole des Beaux-Arts pour préparer un diplôme supérieur en arts plastiques et en même temps je me suis inscrit à la Faculté des lettres et des sciences humaines pour compléter ma formation ». Ce cursus sera couronné d’une licence en arts plastiques, « ce qui m’a permis de me détacher complètement de ma vie estudiantine pour me consacrer à la peinture et aux voyages ». Une fois le diplôme en poche, Nabili mit le cap sur le Pérou où il a passé deux ans de sa vie, puis au Mexique (six mois), ensuite aux Etats-Unis (1 an). Après ses pérégrinations en Amérique latine, et dans l’Amérique du Nord, retour en France pour deux mois de travail, avant de lever l’ancre vers le Danemark pour commencer un travail comme peintre sur porcelaine. Deux ans plus tard, Nabili réintègre la cité phocéenne (Marseille) où il a commencé à travailler comme maquettiste pour un journal qui s’appelle « L’Affiche ». Un an après, Nabili décroche un poste de professeur à l’Ecole des Beaux-Arts d’Aix-en-Provence. Après pratiquement un an d’enseignement, il a démissionné pour se consacrer uniquement à son travail de peintre. En 1992, Nabili est rentré définitivement au Maroc. Ce retour ne devait rien au hasard, l’artiste avait deux objectifs : amener d’abord son savoir-faire dans son pays natale, puis créer une fondation destinée à alimenter l’imaginaire des enfants doués pour les arts plastiques. Après une lutte acharnée, Nabili a réussi en vrai jusqu’au-boutiste à réaliser ces deux objectifs. Il offre ainsi le joli exemple de l’artiste engagé. 

Le 03-02-2006
Par : M’Hamed Hamrouch

Source: aujourdhui.ma

Fatna Gbouri, la mémoire picturale de Safi 

Fatna Gbouri, la mémoire picturale de SafiLa Galerie «Passerelle» à Casablanca rend hommage à l’artiste-peintre Fatna Gbouri, une figure de proue de la peinture marocaine au féminin. Une exposition rétrospective de ses toiles est organisée jusqu’au 31 décembre.

Tisseuse de tapis de profession, l’artiste-peintre Fatna Gbouri a gardé dans son art pictural les traits caractéristiques de son premier métier : précision, passion pour les couleurs et présence de scènes narratives. Née en 1924 à Safi, Fatna Gbouri se lance dans la peinture en 1984 encouragée par son fils. Dans ses toiles, elle déploie une peinture narrative qui procède par scènes qui se révèlent aujourd’hui comme autant de témoignages sur la vie authentique et les coutumes aujourd’hui condamnées à disparaître des habitants de Safi et du Maroc en général. Appartenant à l’école de la peinture naïve, Gbouri qui vit et travaille à Safi a un style pictural figuratif qui se caractérise notamment par la minutie apportée aux détails, l’emploi de couleurs, et une représentation «ingénue» et figurative de sujets populaires : paysages campagnards, costumes folkloriques, animaux domestiques ou sauvages, scènes de la vie quotidienne…
Par ailleurs, évoquant ses sujets de prédilection, c’est le bonheur mêlé à la mélancolie de la nostalgie qui se dégage de ses paroles. «Je peins des cérémonies de mariage, comme le jeune marié en train de se préparer pour ses noces… », declare-t-elle.
Par ailleurs outre la thématique de la joie, la femme est dans les toiles de Fatna comme un thème récurrent et emblématique notamment à travers ses œuvres figuratives représentant des scènes quotidiennes ou d’autres plus abstraites représentant des yeux féminins aux couleurs envoûtantes et qui souvent scrutent le visiteur.    
Bien que Fatna Gbouri, cette artiste pudique et silencieuse préfère s’exprimer par le biais de la peinture, elle n’éprouve aucune retenue pour comparer ses œuvres à ses propres enfants : «quand je finis un de mes tableaux, je suis tellement heureuse comme si j’avais mis au monde un enfant», souligne-t-elle. 
Ses œuvres (la couturière, scènes de la campagne, préparation de la mariée…) sont dotées d’une valeur chromatique captivante. Elles ne sont pas le fruit d’un hasard mais le résultat d’un long contact et d’une grande passion pour les couleurs, les formes et la lumière. Fatna a pu forger un style non convenu, en mettant en scène des  séquences narratives peuplées de personnages hauts en couleur. «Cette artiste oniriste peint dans le sillage des artistes oniristes guidés par l’intuition et l’œil du cœur. Ses couleurs fraîches et éclatantes interpellent nos réminiscences et nos intuitions. Elle enchante à sa manière si captivante et expressive les racines et les sources inépuisables du Maroc profond, ses lumières et ses repères identitaires relevant de l’imaginaire populaire», indique à son sujet le critique d’art Abdellah Cheikh. Gbouri a déjà exposé à Tanger, Safi, Casablanca, en France, en Allemagne, au Portugal, aux Emirates Arabes Unies. «Elle met à notre disposition un patrimoine artistique d’une grande valeur, qui force le respect et l’admiration. Elle est parmi les porteuses d’un art singulier qui a permis à la peinture contemporaine marocaine de franchir allègrement les frontières», déclare la critique Bouchera Benmalek. À noter qu’un hommage sera rendu à Fatna Gbouri par la Galerie «Passerelle» à Casablanca qui expose ses toiles jusqu’au 31 décembre. Selon les responsables de la galerie, l’objectif de cet hommage est de mettre en lumière le talent singulier de Fatna Gbouri, figure de proue de  la  peinture marocaine au féminin. «Disciple de la vie populaire et élevée dans un milieu porté sur la peinture, elle se met spontanément à faire chanter le pinceau dans un registre naïf», déclarent-ils. 

Le 28-11-2008
Par : Amine Harmach

Source: aujourdhui.ma

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21 Artistes Expose a la Galerie Chaibia à El Jadida

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La journée sera annimer par les critiques d’art: Mohammed Malihi, Ahmed Jarid, Aziz Daki, Moulim Aroussi, Hassan Nejmi, Farid Ezzahi, Edmond Amran El Maleh
Les artistes: Bouchta Hayani, Abdelkabir Rabii, Saad Hassani, comme invités d’honneur
Parallèlement une Exposition a la Galerie Chaabia par la participation de 21 Artistes
Bouchaib Habouli, Abdellah Dibaji, Abdelkarim Elazhar, Zoubir Najeb, Houcein Talal, Omar Bouregba, Hassan Bourkia, Salah Benjkan, Abdelhay Melakh, Ahlam Lmssefer, Miloud Lebied, Lehbib Lmssefer, Saad Seffaj, Mohamed Benani, Meki Mghara, Adil Rabii, Fatna Leghbouri, Abderrahman Rahoule, Ahmed Balili, Abderrahman Ouardan

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