Installation de Mustapha Chafik à l’Institut Franacais de Fès
Non classé Pas de commentaires »Du samedi 14 janvier au mardi 14 février 2012

L’artiste Mustapha Chafik , vit et travaille à Casablanca. Lauréat de l’école supérieure des beaux arts de Casablanca puis des Universités Marocaines en Art Appliqué et en Ingénierie Culturelle et Artistique, il est également professeur des arts visuels.
Né en 1969 à Casablanca, Mustapha Chafik est diplômé de l’Ecole supérieure des Beaux-arts de Casablanca et titulaire d’un master en ingeneerie culturelle et artistique. Il suit différents stages en sculpture métallique, en images de synthèse (2D/3D). Sa première exposition a lieu en 1996. Il a participé avec ses créations vidéo à des festivals comme : le festival international d’art vidéo de Casablanca, Vidéoformes à Clermont-Ferrand (2003), 15è instants vidéo de Manosque en France.
Il vit et travaille à Casablanca.
OEuvre
Hanté par la question de la mort de la peinture et de la contemporanéité, Chafik a mené une réflexion profonde sur la situation actuelle de la peinture dans le monde et au Maroc en particulier. Il décide alors d’incinérer ses toiles de peinture pour les représenter sous formes d’installations. Les cendres des toiles brûlées seront mises dans des bocaux portant chacun en guise d’étiquette une fiche indiquant le titre, la dimension et la date de réalisation de la calcination ainsi que la photographie de la toile en question, faisant ainsi allusion à la place de la peinture dans la société de «consommation» pour réagir cette fois à la question de contemporanéité.
Dans l’exposition, Hibernation, [Chafik a] décidé de n’utiliser aucun artefact, aucune couleur, aucune forme ou artifice, pour laisser la place à une ambiance de silence, d’embarras, d’angoisse… avec [son] visage moulé dans le plâtre qui se répète, apparaît, disparaît et réapparaît sur les murs de la salle à travers lesquels [il] regarde les visiteurs timidement. [Il est] narcissique, schizophrène, calme, hésitant et cloné vulgairement et froidement dans un état d’étouffement et d’hibernation, en attendant et en espérant trouver des réponses dans le regard du public.
«Je me suis inventé un processus de destruction et de construction, de concassage qui consiste à faire subir à ma peinture un ensemble d’agressions ; je détruis un travail pour en nourrir un autre et ainsi de suite.»
(Mustapha Chafik)

Observer le Maître à la presse, devant une aquatinte, un burin, une pointe-sèche, une eau-forte, une taille-douce, est une longue histoire sans paroles. La coupe, l’encollage, la pose délicate d’un Chine contrecollé, le repérage à l’aiguille, l’impression coup sur coup de diverses plaques dont les couleurs se fondent, vous transportent tout à coup dans un ballet où les gestes de l’artisan, précis et sûrs, comblent le silence. Les vernis mous, les lavis, les gravures sur cuivre, zinc ou acier, mordues à l’acide ou au perchlorure de fer, avec parfois l’apport du carborundum subissent la caresse des langes sous la presse. Ces estampes se retrouvent aussi bien dans les grandes galeries d’Art que dans les livres de qualité ou de grande bibliophilie, accompagnés d’une typographie au plomb.



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