Krich expose à la galerie Venise Cadre Casablanca
Non classé Pas de commentaires »Vernissage le jeudi 10 mars à partir de 19h00

Tel :05 22 36 60 76/ 78 - FAX :05 22 36 60 85
E-mail :venise.cadre@gmail.com
Site web : www.venise-cadre.com

Exposition du
Ghita et Hiba
Energie créatrice et passion réelle
Comment parler avec justesse de la peinture des sœurs Khamlichi, considérées comme des surdouées par la plupart des observateurs, sans tomber dans l’admiration béate devant le talent certain qu’elles ont en partage depuis leur plus jeune âge et sans brider, non plus le plaisir que l’on éprouve à contempler leurs créations picturales et à en dire tout le bien qui s’impose.

Commençons par un constat d’évidence. C’est un cas rare d’enfants qui ont réussi à se faire un nom rapidement dans un domaine où c’est loin d’être facile. J’imagine qu’elles ont travaillé à cela avec beaucoup de constance et de conviction, encouragées par des parents aimants et présents. C’était loin d’être évident quand elles ont entrepris de s’adonner à la peinture à l’âge de trois ans pour Hiba et de quatre pour Ghita. Comment, en effet, faire reconnaître la qualité de leurs créations artistiques alors qu’il y a tant de peintres expérimentés qui travaillent depuis longtemps pour se faire une place au soleil ? Comment éviter que les jugements des uns ou des autres ne soient que des coups de chapeaux sympathiques à un talent juvénile naissant qui peut s’affirmer au fil du temps ou se tarir ? Comment réussir à durer là où tant sont tombés dans l’oubli et alors que l’on a commencé très tôt ? Comment réussir à percer à deux et en tant que filles ? Ces questions et tant d’autres se bousculent dans ma tête à leur propos en entamant cette présentation des deux jeunes filles et de leur art.
Regardons donc leur travail, sans parti pris et avec la candeur nécessaire avec laquelle on se doit de regarder un tableau et de voir s’il éveille en vous des émotions, s’il vous parle et s’il vous invite à une exploration plus fouillée. Lire la suite de cet article »
Le Jeudi 09 décembre 2010 à partir de 19h00
Un parcours de grâce et de rigueur
J’ai connu Malika Agueznay à l’École des beaux-arts de Casablanca où j’enseignais et qu’elle fréquenta entre 1966 et 1970. Elle s’était très vite intégrée au climat d’engagement, débats et passion artistique qui caractérisait alors cet établissement. Cette expérience formative lui avait permis de mieux formuler sa propre recherche personnelle et de lier amitié avec le groupe d’artistes qu’y travaillait en cette phase de rupture et renouveau de l’art au Maroc. Ce fut ainsi tout naturellement qu’en 1978 elle adhéra aux projets mis en chantier par le naissant Moussem d’Asilah. Dans cette même année, et dans le cadre d’une ‘action plastique’ de peinture en l’espace publique, elle réalisa à Asilah une belle et ample fresque murale qui confirmait l’intérêt de son travail. Pour Malika, poussée par le désir d’apprendre toujours plus, le Moussem fut l’occasion aussi de se confronter avec d’autres travaux et artistes et découvrir l’art de la gravure. En fréquentant l’atelier de gravure alors dirigé chaque été par l’artiste new-yorkais d’origine soudanaise, Mohammed Khalil, elle en apprendra techniques et applications pour devenir par la suite à son tour animatrice de cet atelier.
Abdelbassit Ben Dahman naît à Tanger en 1952.
Il suit une formation à la section des Arts Appliqués de Casablanca puis au centre de formation des professeurs d’Arts plastiques de Rabat. C’est un peintre talentueux.
Cela fait bientôt quatre décennies qu’il peint avec une technique qui mêle graphisme et couleurs. Sa peinture organise une mise en scène continue, un jeu spatial qui procède par «juxtapositions kaléidoscopiques », partagé qu’il est entre présence et absence, effacement et surgissement de figues théâtralisées. Emergent, puisés dans les media du rêve et de la réalité, des personnages qui affirment leur présence énigmatique pour disparaître dans les plis et «déplis » des voiles de la splendeur et de la retenue.
Le jeu d’échelle et de superposition, le cadrage et le point de vue, les plans et la profondeur, les tracés et les repentirs donnent naissance à une rythmique fragmentaire qui, métonymique, recompose les corps symboliques.
Nicola Salvatore, d’origine italienne, d’appartenance méditerranéene, présente dans cette exposition sa plus récente oeuvre, réalisée totalement au Maroc.
Il s’agit d’une exposition qui semble remonter aux origines du bassin méditeranéen, à la recherche de racines et similitudes: l’artiste cherche et découvre de nouveaux mondes, voit et interprète des assonances et des dissonances, stimule et crée des interrelations, interprétant les symboles des lieux qui l’entourent.
Salvatore se relit à travers une comparaison avec la mediterraneité, il s’ouvre à un nouveau rapport avec ce pays et reconsidère les périodes culminantes de son parcours artistique.
Des OMBRES aux BALEINES, des MESTOLI aux CAVALLI (CHEVAUX), à travers peinture, sculpture, installation vidéo et digitales. Son imaginaire absorbe en outre les atmosphères du territoire et s’enrichit aussi de sujets tels que CAMMELLI et PALME.
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